Sécurisation de convois militaires, coordination avec l’État, partenariat avec l’IHEDN… La Sûreté ferroviaire met au service de la Nation son expertise de terrain, sa capacité de coordination avec les entités du Groupe et ses partenaires. Un engagement qui fait du Groupe SNCF un maillon essentiel de la chaîne de sûreté nationale.
Mobilité militaire : comment le système ferroviaire soutient la défense nationale
Le réseau ferré stratégique de défense, qui représente 75% du réseau national (21 000 km), est un maillon clé pour la défense et la résilience du pays. Il permet à la fois le ravitaillement logistique, la mobilité des forces armées (transport de matériel mais aussi des troupes) ainsi que la gestion des crises.
Dans ce cadre, la Sûreté ferroviaire agit en appui direct de SNCF Réseau et d’Hexafret pour sécuriser, en métropole :
- Les convois sensibles (plus de 200 mouvements militaires par an),
- Les sites critiques (gares de triage, zones de stockage),
- Les phases d’arrêt (quand les convois militaires sensibles doivent céder le passage à d’autres trains prioritaires).

Cette mission est menée en coordination avec le Groupe SNCF et les forces de l’ordre, dans un esprit de défense ancré depuis 1872 entre les chemins de fer et les armées. Mais au-delà de son rôle opérationnel, la Sûreté ferroviaire s’investit aussi pour renforcer l’esprit de défense et créer des échanges entre les armées, les institutions et la société civile.
Un engagement durable pour la culture de défense : quinze ans de collaboration avec l’IHEDN
Depuis 2011, la Sûreté ferroviaire soutient le Fonds de dotation de l’Institut des Hautes Études de Défense Nationale (IHEDN) dans le cadre du cycle « Continuum sécurité-défense ».

Ce cycle propose à un public d’étudiants franciliens de 18 à 30 ans une information approfondie sur la politique de défense et de sécurité de la France, mais aussi sur les enjeux de sûreté propres au Groupe SNCF. Il vise à nourrir une réflexion collective sur l’esprit de défense et le continuum sécurité-défense, en rapprochant armées, institutions, entreprises et société civile.
Pour la Sûreté ferroviaire, cet engagement s’inscrit dans la durée : depuis quinze ans, elle contribue à ce cycle par son soutien financier, par l’ouverture de ses sites, par le partage de ses retours d’expérience et par la mobilisation d’intervenants internes sur les thématiques de sûreté ferroviaire et de mobilité militaire.
Cycle « Continuum sécurité-défense » 2026 : une réflexion commune pour l’avenir de la défense
Du 31 mars au 3 avril 2026 s’est tenue la 13ᵉ édition de ce cycle « Continuum sécurité-défense », rassemblant trente participants.
La semaine a alterné visites de sites (militaires et Sûreté ferroviaire : UDSUR, PCNS) et conférences sur la défense, la sécurité nationale et l’importance du rail pour la mobilité militaire. Répartis en plusieurs groupes, les participants ont également pu travailler sur trois thématiques au cœur des enjeux actuels :
- La souveraineté industrielle et l’autonomie stratégique du ferroviaire,
- La protection des infrastructures ferroviaires et la doctrine commune de défense et de sécurité,
- La cybersécurité et la résilience face aux menaces hybrides.

Lors de la restitution des travaux, en présence de Caroline Salahun (ingénieure générale de l’armement et cheffe du département de la session nationale de l’IHEDN), le directeur de la Sûreté, Xavier Roche, a souligné la richesse des échanges et l’engagement des participants sur des enjeux essentiels pour la Nation. Il a insisté sur l’importance du lien entre cette jeunesse engagée et nos armées, un dialogue qui renforce la cohésion et la résilience de notre société.

En sécurisant les convois militaires sur le réseau ferré, en s’associant à l’IHEDN pour nourrir l’esprit de défense et en renforçant les liens entre armées et société civile, la Sûreté ferroviaire confirme son rôle stratégique, au croisement des enjeux de sûreté, de défense et de résilience. Cet engagement place durablement le Groupe SNCF au cœur du continuum sécurité-défense.




